Nike les juifs était marqué sur le mur face à l'entrée du magasin...

Nike les juifs était marqué sur le mur face à l'entrée du magasin...
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J'égrène quatre accords en boucle en tentant de me rapprocher d'une version ressemblant plus à celle de Camélia-Jordana qu'à celle de la miauleuse. Puis pinçant les cordes, ma voix devient celle de Vanessa Paradis tandis que je parle de l'incendie.

Jean, ceinture à clous, converses, marcel, perfecto et haut de forme du Chapelier Fou. On m'a dit que je ressemblais à un Rolling Stone. Puis on m'appela Johnny Depp. Johnny Depp a changé de sexe, et il est rousse. Rentrant chez moi, on me trouva une ressemblance avec Mick Jagger. Je suis Vanessa Paradis, je suis le Chapelier Fou, je suis un Rolling Stone, je suis Mick Jagger, je suis Johnny Depp.

Je dois faire attention à moi, on m'a dit, l'actrice finit toujours avec le réa. Je suis pas actrice. Je joue du piano, je suis pas pianiste, je joue de la guitare, je suis pas guitariste. Je chante, je suis pas chanteuse. Je suis rien du tout.


On commence comment une discussion quand le dernier mot de la précédente fut "crève" ?


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# Posté le mercredi 13 mai 2009 19:16

Modifié le jeudi 14 mai 2009 07:32

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Mes chéries, veuillez fermer votre caquet.
Ecoutez-moi.
Oui je t'ai menti.
Non tu n'es pas mon genre.
Bien sûr que cette robe te boudine.
Je suis jamais allé à Bruxelles.
Ça se prononce "irrévérencieux".
Figure toi que non,
J'ai jamais rencontré Pizarro mais j'aime ses pizzas.
Et tout cela n'a pas la moindre importance à côté du fait que mon navire s'est envolé une fois de plus.
Compris ?

- Pirates des Caraïbes III -




Et elle rit de voir ses amis chahuter, d'observer l'une martyrisant l'autre, le pirate criant soudain "No woman no cry ! No woman no cry !". Et elle rit d'autant plus fort puisqu'il a dit exactement ce à quoi elle pensait devant ça.





On dit que le destin se moque bien de nous
Qu'il ne nous donne rien et qu'il nous promet tout

- Quelqu'un m'a dit -
(version de Camélia-Jordana)
Carla Bruni



On m'avait promis 6 ans de bonheur. On m'avait promis 6 ans avec lui dans ce conservatoire. 6 ans pendant lesquels nous aurions ri ensemble, nous nous serions chamaillés, peut-être engueulés, 6 pendant lesquels nous aurions grandi ensemble, passer une adolescence peut-être heureuse. Si ça avait été le cas, à quoi ressemblerions-nous à 22 ans ? Je l'aurais invité à mon premier spectacle, il m'aurait soutenue, rassurée, j'aurais fait de même pour ses études. On aurait p'têt pété tous les deux un plombs à cause de Yola. Il m'a dit que j'étais jolie. J'aurais passé mon permis, l'aurait invité à faire un tour, et il aurait été presque trop grand pour la voiture. On se serait pris le bec à cause des aventures de l'un ou l'autre. Qu'est-ce qu'elles ont de plus ou de moins que moi ? D'une connerie de l'un ou l'autre. J'aurais eu une crise de nerfs avant de monter sur scène, il aurait sorti une vanne improbable, et j'aurais éclaté de rire. Si ça ne suffisait pas, il m'aurait prise par les épaules, regardée dans les yeux, dit que j'étais... C'était normal que je sache tout. Je ne sais quoi qui laisse sous-entendre que je ne pouvais pas flancher. Je ne demandais que ça, sa présence, mais on me l'a enlevé après me l'avoir promis. Je suis dégoûtée.


Tu n'es plus là. L'odeur d'un autre ne me suffit plus. J'ai repris conscience. Tu me manques. J'espère de toute mes forces que si je ferme les yeux suffisamment longtemps, quand je les rouvrirai, tout ça serait faux, tu ne serais pas parti, je te verrais au prochain cours, p'têt même qu'on ne se serait pas engueulé la première fois. Mais ça ne fonctionne pas. Tu avais dit que tu mettrais moins de temps à revenir. 5 mois étaient déjà trop. Ca en fait 6 désormais. Je craque. Je n'en peux plus. Je crève d'envie de te crier de revenir. Mais peut-être que tu penses que je te déteste. Peut-être que tu m'en veux. Peut-être que... On ne se reverra pas. Si on se revoyait, comment réagirais-je ? Toi dont j'ai reconnu la souffrance, semblable à la mienne, toi dont j'ai vu la lumière sous toute la noirceur. C'était la plus belle chose que je n'avais jamais vu, c'en était insupportable. Tu réunissais tous les points de ma liste impossible. On m'a dit que si ça n'avait pas marché, c'est que tu n'étais pas le bon. Argument à deux balles. Je ne retrouverais pas quelqu'un comme toi. Tu ne m'aimes peut-être plus du tout. Tu as dû passer à autre chose. Est-ce que toutes ces filles te consolent ? As-tu passé la limite désormais ? Moi je suis toujours derrière la ligne à t'attendre malgré moi. Et pourtant je me sens si mal que j'en ai vraiment voulu me jeter dans les bras d'un autre. Tu ne m'aimes plus je pense. Si je fermais les yeux très fort, et que je les rouvrais...

# Posté le lundi 11 mai 2009 12:33

A ma rousse favorite. x R...

A ma rousse favorite. x R...
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G - D - F - Am
G - D - Am - D7
Am - D



_______________________________Du courage ma fille
_______________________________Ne laisse pas partir ton amour
_______________________________Comme moi je l'ai fait
_______________________________Comme moi je l'ai fait

_______________________________Sors donc de ta coquille
_______________________________Dis lui que tout est trop court
_______________________________Que rien n'est parfait
_______________________________Que rien n'est parfait






Image : Powder dreams by iNeedChemicalX sur DeviantArt.

# Posté le mercredi 06 mai 2009 15:05

Ma fleur préférée est le coquelicot..

Ma fleur préférée est le coquelicot..
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Ma souffrance est ma vengeance contre moi-même.__________

Albert Cohen________________




Je m'accroche à ma douleur. Oui, je m'accroche à elle. Je ne veux pas la laisser partir. Je peux vouloir la fuir parfois, vouloir me saouler par moment, me droguer même, mais jamais la laisser s'échapper. Je la garde jalousement, je ne veux pas la perdre. Elle est tout ce qui me reste de toi. Si je buvais, si je me shootais, ce ne serait pas contre la souffrance, ce serait pour oublier... Toi. Nous. Ma vie. Le monde. Le malheur. Le bonheur aussi. Ainsi, je n'aurais pas besoin de ma souffrance puisqu'il n'y aurait plus rien. Rien du tout. Juste le néant autours de moi. Et même plus de moi. Mais je reste lucide, alors je la garde. Tu es là, près de moi, en moi, avec cette douleur. Mais il m'arrive de vouloir te fuir, m'échapper. Tu me retiens. Je me débats. Ma douleur. Je n'ai pas su te retenir. Je retiens ma douleur. Disparu sans laisser de trace. Juste la douleur. J'ai compris. Je sais que toute la mascarade que je me joue cache ça. Enfoui. Je me jetterais dans les bras d'un autre, te cachant un moment, puis te ressortirais car tu me manquerais trop. Ma douleur. Non. Je te garde précieusement. Dernière preuve de ce qui a été. Je suis morte, à l'intérieur, émiettée, en poussières. Une beauté crevée. Je parle à ma douleur. Mais j'ai trop mal. En fait. Je veux fuir, à nouveau. Un paradis artificiel. Je n'ai pas ça sous la main. Ma tête va exploser. Mon c½ur avec. Bonnie tire dans le dos de Clyde. Je me rejette sur le linge. J'inspire l'odeur apaisante. Ça sent la vie. Je pompe ça, moi qui n'en ai plus. Il ne faut pas se bander les yeux. Ce n'est pas de l'amour, c'est de la survie. J'ai besoin de cette vie. J'inspire l'odeur. Enivrée. Apaisée. Pour un instant. Je me drogue à l'odeur de vie. Je respire la fragrance d'un autre corps. Pardon mon amour. Car je suis faible, et je risque à tout moment d'être infidèle.




__________Mais j'aime aussi les tournesols.




Nous ne somme jamais aussi mal protégés contre la souffrance que lorsque nous aimons.___

Sigmund Freud__________



Image : red sonata. by m0thyyku sur DeviantArt.

# Posté le lundi 04 mai 2009 23:11

Modifié le vendredi 08 mai 2009 10:17

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La semelle de son escarpin rouge frotte négligemment le sol face à la rambarde à laquelle elle est accoudée, tout comme lui, à côté d'elle. Il souffle une volute de fumée qui va se perdre dans l'air frais de la nuit. Elle tire sur le col de son perfecto en lançant un regard à ses converses. Ils font partis de la dernière génération Rock'n'Roll, les nostalgiques d'une époque inconnue et dégoutés du monde actuel. Elle mord sa lèvre inférieure, écarlate de rouge à lèvre et redresse le bord du chapeau mou de son ami, pinçant le feutre entre son index et son pouce aux ongles vernis. Il jette un ½il brillant de sourire vers elle, la clope au bec. Elle lâche le couvre-chef, le dos de la main vers lui, présentant son index et son majeur.

- Passe-moi une taf.

Soulèvement de sourcils, surpris. Qui l'eut cru ? L'anti-cigarette, l'insupportable insuportée.

- Tu fumes toi maintenant ?
- J'en ai assez de vivre sagement.

Mine sérieuse pour elle. Blasée de tout. Il soupire et lui passe la roulée dont le bout rougeoie dans l'obscurité à peine éclairée par la lune et la lumière venant de l'intérieur d'où sortent voix, rires et musique. Le cylindre de papier va rejoindre les lèvres rubis. Elle tousse. Il sourit.

- Tu devrais pas.

Elle récupère sa respiration.

- N'essaie pas de me dire ce que je dois faire.

Deuxième tentative. Elle prend son temps. Aucun étouffement. Rougeoiement. Elle souffle la fumée vers lui, le regard sceptique.

- C'est censé me faire quelque chose ton truc ?


"L'enfer, c'est les autres."____________
Jean-Paul Sartre
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Image : Time Stands Still by SheldonSands sur DeviantArt.
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# Posté le lundi 04 mai 2009 15:17

Modifié le mercredi 06 mai 2009 18:20